 |
 |
Plusieurs individus notables se distinguent durant l'histoire du christianisme. En effet, ces personnalités dominantes de la Foi chrétienne ont tout simplement façonné le monde dans lequel nous vivons.
Découvrons alors ensemble certains de ces personnages majeurs du christianisme qui ont préparé le terrain à la croissance rapide de l'Évangile de Jésus Christ.
Les résumés suivant sont
tirés du livre " Tu parles d'une histoire ".
Polycarpe de Smyrne
(Saint-Polycarpe) (69 - 155) - Converti par les douze apôtres originaux, il sera un disciple de l'apôtre Jean. Il est généralement reconnu que Polycarpe est le pasteur de l'Église irréprochable de Smyrne mentionnée dans le livre de l'Apocalypse :
Apocalypse 2.8-10 " Écris à l'ange (messager, pasteur) de l'Église de Smyrne : Voici ce que dit le premier et le dernier, Celui qui était mort, et qui est revenu à la vie : Je connais ta tribulation et ta pauvreté
(bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de satan. Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. "
Polycarpe s'opposera farouchement aux hérétiques de son temps. Les versets précèdents nous indiquent justement qu'il dût faire face à une secte appelée " synagogue de satan ". Nous savons d'ailleurs, d'après ses écrits, qu'il surnommera le dirigeant d'une de ces sectes : " le
premier-né de satan ".
Polycarpe affirmera que les apôtres qui le précèdent, sont nettement supérieurs à ses contemporains de par leur grande Foi. Pour lui, le Dieu des Juifs et celui des Chrétiens est le même.
Polycarpe sera martyrisé sous le règne de l'empereur romain Antonin le Pieux en 155 et les événements miraculeux entourant le récit de son exécution provoqueront le véritable début de la vénération des saints. Après sa mort, ses ossements seront distribués à travers différentes églises et deviendront les premières reliques idolâtrées. Voici les paroles que prononça Polycarpe avant son exécution, alors qu'il refusait de renier le Christ et d'adorer César :
" Il y a quatre-vingt-six ans que je le sers, et Il ne m'a fait aucun mal ; comment pourrais-je blasphémer mon Roi qui m'a sauvé ? "
Augustin d'Hippone (Saint-Augustin) (354 - 430) - Augustin est sans aucun doute l'un des penseurs les plus importants de toute l'histoire du christianisme. Ses écrits gardent encore aujourd'hui leur valeur et pertinences doctrinales.
Pasteur, évêque, orateur, écrivain, philosophe, théologien, homme de prière, il est l'un des individus les plus complets que l'on puisse trouver dans toute l'Église chrétienne.
Augustin naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 354, et il reçut de la part de sa mère Monique, les principes de la vertu chrétienne.
Toutefois, à l'image de plusieurs jeunes enfants rebelles à leur éducation spirituelle, Augustin séjourna dans les abîmes du péché pendant la grande majorité de sa
jeunesse. Enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère en prière, Dieu se révéla aux yeux d'Augustin. Les vérités se trouvant en Christ pénétrèrent son coeur, et le fils prodigue se soumit finalement à Dieu.
À Milan, sous l'influence des prédications d'Ambroise, Augustin fut ébranlée dans son for intérieur.
Cependant, ce fut après avoir amèrement pleuré la réalité du péché et des sensualités, qui habitaient en lui, qu'il entendit la voie d'un enfant non loin qui disait ; " Prend le livre et lit ! Prend le livre et lit ! " Sur ce, Augustin ouvrit au hasard les épîtres et lut le discours de l'apôtre Paul à l'endroit des Romains :
Romains 13.14 " Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. "
À partir de ce moment, la réalité du Christ demeura en Augustin et lui donna le courage spirituel et la force morale afin de faire face aux vices et aux tentations de la chair si rampants à cette époque. " Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! " avait avancé un membre du clergé à sa mère découragée avant sa conversion. En effet, ces paroles renferment beaucoup d'espérances pour les nombreuses Moniques de ce monde ayant des Augustins comme progéniture.
Augustin s'opposa à toutes les hérésies de son temps avec une telle vigueur et perspicacité, que ces dernières furent pratiquement anéanties suite à ses raisonnements irréfutables exprimés dans ses écrits. Ses innombrables ouvrages sont les plus splendides accomplissements que l'intelligence humaine puisse produire lorsque celle-ci est éclairée par la foi chrétienne. Il combattu farouchement les pélagiens ainsi que le donatisme avec les écrits de Matthieu (chapitre 13) et de Luc (14.23). Si ses écrits sont admirables par leur contenu intellectuel nettement supérieur, ils ne le sont pas moins par la douceur de l'amour de Dieu qui les motive.
C'est Augustin qui donna la définition de " l'église visibles " et de
" l'Église invisible ". Il soumit une explication simple en ce qui concerne le dilemme de ce qui est la véritable Église chrétienne. Celui-ci regroupa sous une même bannière, appelée " église visible ", les institutions et hiérarchies religieuses stériles, dites chrétiennes, créées par les hommes. Cette dernière est appelée
" visible ", puisque ses actions
mondaines, exerçant une influence sur le monde politique, sont facilement observables à travers les âges. De même, il appela " Église invisible " l'ensemble de ceux qui sont considérés comme spirituellement régénérés par la grâce de Dieu et faisant réellement partie du Corps de Christ. Celle-ci est appelée " invisible " puisque son histoire et ses oeuvres sont souvent inaperçues et la plupart du temps, volontairement négligées par les historiens non convertis. Ces dernières représentations sont encore valides de nos
jours.
Néanmoins, malgré la grande érudition d'Augustin, les adeptes du purgatoire trouveront un allié en sa
personne. Père du catholicisme pour l'autorité du clergé de l'Église (il rejette toutefois la primauté d'un évêque sur un autre et de ce fait même la future papauté romaine), il est aussi le père du protestantisme en ce qui concerne la doctrine du salut par la grâce de Dieu. Il considère les Saintes Écritures infaillibles et dépourvues
d'erreur. Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec Dieu.
|
|
|